9 déc. 2010

Bonus V.Hugo


100% aquarelle. 20x30cm sur Canson 300g.
En fond, j'ai vulgairement copié un tableau de Hugo lui-même qui s'appelle "ma destinée", parce qu'il peignait magnifiquement le monsieur, en plus d'être un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français. Il est considéré comme l'un des plus important des écrivains romantiques de langue française.
Ses choix, à la fois moraux et politiques, durant la deuxième partie de sa vie, et son œuvre hors du commun, ont fait de lui un personnage emblématique de la Troisième République. Pourtant, par ses multiples prises de position, il sera condamné à l'exil pendant vingt ans sous Napoléon III. Il fuit à Bruxelles, puis à Jersey où il est encore chassé pour avoir critiqué la reine Victoria, il s'installe finalement à Guernesey. Il fait partie des quelques proscrits qui refusent l'amnistie (« Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là »). Il rentre au pays pour participer à la défense de Paris assiégé lors de la courte guerre Franco-Allemande de 1870 où il est triomphalement accueilli par le peuple. C'est de Belgique qu'il assiste à la révolte de la Commune et à sa répression qu'il désapprouve si vivement qu'il est expulsé à nouveau. Il passe par le Luxembourg et à son retour en France, il est élu sénateur et milite pour l'amnistie des communards.

Dans son discours d'ouverture du congrès littéraire international de 1878, il se positionne pour le respect de la propriété littéraire et pour le fondement du domaine public. Il s'inscrit aussi contre le travail des enfants, contre la misère, pour la condition féminine, contre l'enseignement religieux et pour l'école laïque et gratuite, contre la peine de mort, pour le droit de vote universel, pour une Fédération Européenne...
Son oeuvre est si impressionnante que je ne pourrai l'énumérer ici mais parmi les incontournables de la littérature, on retiendra Notre dame de Paris, Les misérables et Les derniers jours d'un condamné.
Il décède le 22 mai 1885 à Paris et selon la légende, ses derniers mots sont : « Ceci est le combat du jour et de la nuit... Je vois de la lumière noire ». Conformément à ses dernières volontés, c'est dans le « corbillard des pauvres » qu'a lieu la cérémonie.
La République retrouvée, il fut honoré, quelques jours plus tard, par des funérailles nationales qui ont accompagné le transfert de sa dépouille au Panthéon de Paris.