4 sept. 2014

Hop, c'est la rentrée même pour Jo !




Cette semaine, un ami, sachant mon engouement pour la culture nippone, me disait « j'espère qu'un jour, tu arriveras à faire des Haïku en BD ». Trois images remplaçant trois segments avec une amplitude similaire... Sacré grand défi car les mots ne sont pas des images, les mots bien choisis sous-entendent une infinité de chose et y mêlent l'imagination du lecteur. Souvent dirigée par son auteur et quelque fois ouverte à l'interprétation, comme par exemple un personnage de roman, bien que décrit rigoureusement, le lecteur se fera son idée propre et personnelle de son physique. De là certaines déceptions quand un roman est adapté au cinéma, on aurait vu tel acteur plutôt que celui qui a obtenu le rôle. J'ai vu l'adaptation de Jonathan Livingston le goéland avant de m'attaquer à mon interprétation. Je l'ai trouvé pas mal réussie. La difficulté du film animalier avec la technologie des années 70 est plus que bien réussie. Je l'ai trouvé cependant désuet. J'ai été déçu et c'est pour cela que, considérant l’œuvre de Richard Bach comme essentielle, elle se devait d'être reprise. Aucune prétention de faire mieux, juste de la dépoussiérer. Le livre est souvent réédité, lis-je sur la page Wikipédia, il est donc beaucoup lu. Dans mon entourage, je ne connais qu'un très faible nombre qui le connaissent. Idem pour l'exemple de Don Quichotte, tous le monde connaît l'histoire des moulins et l’œuvre est très populaire mais j'en connais peu qui l'aient lu dans son intégralité. À l'inverse, il y a beaucoup de monde ayant lu complètement Le petit prince et ce qui a été fait récemment avec la série d'animation me révulse.
Je suis donc parti de ce constat et je vais essayer d'amener autre chose, mon univers, mes influences à l'adaptation des aventures de Jonathan. Je ne sais pas combien de pages cela prendra, je l'avance en me laissant bercer aux remous des flots. Parfois en suivant rigoureusement le texte, parfois en interprétant librement, laissant aller mes divagations et tout cela par plaisir de faire. Je n'ai pas encore pris contact avec l'écrivain ayant une petite appréhension du jugement de mon initiative que je compte mener à terme et c'est pour cela que je la produit à temps perdu, sans aucun but commercial. Voila pourquoi vous ne la verrai nulle part ailleurs qu'ici.